
AFFINITÉSSommaire alphabétique : René CHAR
Achille CHAVEE Marcel DEPREZ et Edmond DUBRUNFAUT… pour un rappel à l'éducation populaire ?… Arthur HAULOT Loys MASSON Paul MEYER Carl RABUS Max ROUQUETTE Roger SOMVILLE Présentation chronologique :L'Aventure de l'Écriture - communiquéCommuniqué de presse - WalloniePresse.be
(Réf: 80467 L'Aventure de l'Ecriture) L'activité de L'Atelier des Mots semblant entrer dans le cadre de l'éducation populaire, il nous plaît de faire ici écho à son initiative. Que peut l'écriture ? Sa fondatrice, Patricia Le Hardÿ, y présentera la saison 2008-2009 et plus spécialement le programme de "L'Aventure de l'Ecriture (de Soi)", un parcours de découverte, littéraire, personnelle et ludique, conçu en 8 week-ends qui se dérouleront entre novembre 2008 et juin 2009. Au cours de la matinée, les auteurs, art-thérapeutes et animateurs d'ateliers d'écriture de "L'Aventure de l'Ecriture (de Soi)" répondront aux questions des journalistes. Les auteurs participant à la saison 2008-2009 de l'asbl L'Atelier des Mots sont: François Emmanuel, Sophie Buysse, Lydia Flem, Bernard Tirtiaux, Gilles Lapouge, Patrick Cauvin,Colette Nys-Mazure. Les art-thérapeutes: Régis Verlay,Donatienne Cassiers,Jean-Luc Vidua, Milaya Lodron, Béatrice Dryepondt, Hélène Gallez, Grégory Wispelaere, Géraldine Abel. Les animateurs d'ateliers d'écriture: Jean Kabuta,Isabelle Rossignol,Agnès Henrard, Colette Cambier,Evelyne Wilwerth,Catherine Von Bibikow. Pour le bon déroulement de la matinée, merci de confirmer votre
participation. asbl L'Atelier des Mots 9. Paul MEYER nous a quittés le 29 septembre 2007…Signalons qu’est sorti en 2007 un film documentaire de Jean-Claude Riga intitulé Paul Meyer et la Mémoire aux Alouettes. 8. DUBRUNFAUT - DEPREZDeux hommes sont morts l’été dernier
(2007), deux amis de Lucien André. Wallons tous les trois : Marcel
Deprez est né à Ans, Edmond Dubrunfaut était Tournaisien —et
profondément fidèles à leurs racines. Ils étaient
de la même génération. Ils ont vécu la terrible
montée du fascisme et l’Occupation. Ils y ont opposé une
résistance inflexible, s’engageant tous les trois dans le combat
pour la justice et la liberté.
Peu avant de mourir, il a dit : «Je ne serai pas libre tant que tous les hommes ne le seront pas.» Si par beaucoup d’aspects, Marcel Deprez et Lucien André sont proches, il y a eu aussi entre eux beaucoup de rencontres. Il y a eu l’amitié. On en trouve trace dans un poème encore inédit, Visages ouverts. Il est dédicacé à Marie-France Deprez : J’écris ce poème le huitième
du mois de Mai
de l’an dix neuf cent cinquante et un pour une enfant qui vient de naître, il y a un an à peine. …………………………………………………… Marie-France Sainte Marie France des Roses en ce pays de charbon où le soleil est pauvre ainsi que ses ouvriers Marie-France enfant l’on chante à fond de gorge – à lourde voix de beau métal – de lumineux charbon Marie-France en ce lointain jardin de tes roses que le précieux coquillage de tes oreilles que le vent sans remous de tes yeux s’émerveillent – et regarde écoute au fond de ta blanche éternelle innocence enfant de ceux qui me sont compagnons ………………………………………………. La vie d’Edmond DUBRUNFAUT (1920-2007) a été entièrement vouée à l’art. De façon proliférante, ardente, à la recherche de toutes les formes d’expression. Il est peintre. Mais en 1945, il fonde avec ses amis Roger Somville et Louis Deltour le Centre de Rénovation de la Tapisserie de Tournai. Avec eux encore, en 1947, il forme le groupe Forces Murales, qui réalise, par exemple, à l’intérieur du Palais de Justice de Bruxelles, une grande fresque murale —70 mètres carrés— peinte a fresco (soit, selon l’ancienne technique, sur l’enduit frais) : «Prolétaires de tous les pays, unissez-vous», proclame de ses tons vigoureux la fresque décrivant le port, la mer et ses travailleurs. Dès ces années s’affirment nettement les aspirations du peintre : recourir à des techniques exigeantes, entreprendre des œuvres collectives et défendre par la peinture un idéal de justice sociale. Il s‘agit, selon la formule de Somville, de «créer un art public». Aussi un grand nombre des œuvres de Dubrunfaut sont-elles destinées à des endroits où passent beaucoup de gens. Par exemple, à la station de métro Louise, à Bruxelles, La Terre en fleur, ensemble de tapisserie et de carreaux de céramique. Ces œuvres, souvent de grand format (Mais il y a aussi des dessins, des aquarelles, des lavis à l’encre de Chine), mettent en scène le monde du travail (la mine, le travail des champs), exaltent la beauté de la nature et de la femme. Elles montrent la dureté de la condition ouvrière, dénoncent les horreurs de la guerre tout en dévoilant la splendeur du monde.
Atelier Force Murale
à Edmond Dubrunfaut et Roger Somville Par-dessus l’ombre étaléenous ferons vivre la couleur. Par-dessus l’ombre éclatée nous rendrons aux objets leur langage d’enfance. C’est dans cette ambiance d’exubérante jeunesse que Lucien André a rencontré Edmond Dubrunfaut et a lié avec lui des contacts qui ne cesseront pas, comme en témoigne l’illustration par le peintre du recueil Le Jeu de l’Aube (1965) ou le texte que le poète a consacré au peintre : Dubrunfaut : pour un art public (1983). (Il se trouve qu’un des derniers textes qu’ait écrit Marcel Deprez est aussi consacré à Edmond Dubrunfaut, dont il était aussi l’ami.)
7. Carl RABUS
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| Création : juin 2005 |
Conception : Maurice Grosjean - Apports : Frédéric
André - Elaboration : Louis Pieters © Frédéric André Contacts |
Mise à jour : 29/04/08 |
La plupart, aujourd’hui, connaissent sans doute le cinéaste, que l’on considère comme le fondateur du cinéma wallon. Pourtant son œuvre est née dans des conditions difficiles. Son film le plus marquant, Déjà s’envole la fleur maigre, lui avait été commandé par le Ministère belge de l’Instruction publique pour montrer l’adaptation des enfants d’immigrés italiens dans le Borinage. Mais le réalisateur découvre une réalité moins belle que celle qu’on veut lui faire montrer, il fait jouer aux immigrés leur propre rôle et transforme l’œuvre de propagande qu’on voulait lui faire tourner en un film de fiction «tout imprégné d’un sentiment tragique de la vie, auquel s’ajoute (…) un désenchantement irrémédiable» (Henri Storck). Une grande œuvre qu’on a apparentée au néo-réalisme italien. Elle ne convenait pas à ses commanditaires, qui exigeront le remboursement des sommes avancées, plongeant l’auteur pour de longues années dans d’insoutenables difficultés financières.
La nature de Paul Meyer se manifeste pleinement ici : sa puissance créatrice, son indépendance, sa volonté de décrire la réalité sociale dans sa vérité.
Il poursuivra son œuvre dans le même esprit, dans ses documentaires pour la télévision et jusque dans le film que la défaillance de ses producteurs ne lui ont pas permis d’achever, La Mémoire aux Alouettes.
Il y a dans cette carrière pleine d’embûches une admirable continuité de pensée et d’action. Il avait découvert à l’adolescence, à Verviers, les luttes ouvrières. Engagé volontaire à 16 ans dans les Brigades internationales, résistant pendant la seconde guerre mondiale, il rencontrera Lucien André, avec qui il fondera, à la Libération, un Théâtre prolétarien, qui est lié à l’action du Parti communiste. Mais les deux jeunes hommes n’entendent pas réduire leur travail à la simple propagande. Ils veulent servir à la fois l’art et le peuple —ce qui les amènera à s’engager dans des voies qui leur sont propres. Lucien André composant une œuvre poétique personnelle, se tournant vers le théâtre de marionnettes et la "lecture vivante". Paul Meyer créant pour les enfants Le Petit Théâtre, mettant en scène Molière, Plaute, Goldoni, Brecht, puis optant pour le cinéma, pour lequel il poursuivra un travail exigeant et tenace pendant cinquante ans.
Mais ils restent unis par l’idéal social révolutionnaire, l’indépendance de la pensée, la recherche de formes artistiques nouvelles. Complices et amis face à ceux qui auraient voulu les soumettre.