Lucien André n'a plus rien publié depuis bien des années
et je m'en veux d'avoir sans doute une part de responsabilité dans son
silence : je l'ai contraint à l'action.
Mais c'est ma joie de pouvoir dire qu'il a transformé ce qui eût
pu être vie administrative en éveil d'homme, amour des Lettres,
création personnelle, poésie partout présente.
Les poèmes qu'il publie aujourd'hui, c'est en fait le chant d'une équipe
tout entière par celui de ses membres qui porte le don du mot et du rythme,
par celui d'entre nous qui, dans l'expression personnelle, redit le mieux la
volonté de tous.
(...)
Certains poèmes sont des combats que je lui donnerai mission quelque
jour d'aller mener en chœur parlé sur les places des villes ou à la
sortie des usines.
Et à travers tous ses poèmes, la permanente présence d'un long
amour et la complicité avec le cycle rude des saisons de l'Ardenne.
(...)
Marcel HICTER.
B-Virton, 1965, La Dryade,
LE JEU DE L'AUBE,
DR