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Version 2, avril 2007

VIII – Le second dit de l’espoir.

 

camarades vêtus de kaki, frères de ceux-là
dont les uniformes maintenant pourrissent
- uniformes de bagnard, de soldat ou de terroriste -
je dis «mon espoir»
je l’ai jeté comme graines et le Peuple qui dit «Notre espoir»
et l’hirondelle : le printemps que voilà
le printemps : l’hirondelle qui viendra

j’ai dit «mon espoir»
parce que je crois en votre lumière
comme en la lumière du soir de nos frères

et je sais que leurs yeux, leurs grands yeux bientôt refleuriront
bouchant même la bouche des canons
braqués sur quelque haute et fière Acropole

ces yeux inattendus et les vôtres qui déjà s’éveillent dans les rêves des petits garçons
des petites filles un beau jeudi soir de Guignol
un soir d’enfantine Liberté, de splendide vagabondage, loin, bien loin de l’école

XVIII POEMES DE L'AMOUR EN GUERRE, 1946
Inédit,
D.R.

   
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