en_tete
Version 2, avril 2007
Lucien André a 19 ans.
Texte écrit pour un ami engagé dans les Colonnes internationales parties défendre l'Espagne républicaine
à GODEFROID Henri.

TU étais dans la nuit.

Le rêve mauvais des mitrailleuses cependant aboyait
vers ton cœur engourdi dans nos maigres souvenirs.
Et ton cœur d'enfant épelait -"Maman. Lumière. Petite amie. Camarade-".
Et ton âme déchirée, intimement, s'accouplait à la terre sacrée.

Une flamme d'espérance mangea la nuit. L'ombre des hommes nouveaux chanta malgré le ciel secoué de l'orage d'acier : -"Dans le soleil de mon beau village,
près de la source, un baiser elle me donna... mais, eux,
ils sont venus. Dans mon beau village, le soleil ne luit
plus. De sa bouche, hélas, plus jamais je n'aurai de
baiser"-. -"Des cendres, la ruine, la mort. Du sang, des
larmes, toujours la mort"-.

Et tes poings de révolté scandèrent -"Unissez-vous"-.

Inédit,
6 février 1937.

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12/02/08